À l’intersection de deux ruelles de la Haute Casbah, la mosquée Sidi M’hamed Chérif associe lieu de prière, zaouïa, mausolée et fontaine ancienne. Édifié autour de la mémoire d’un saint local au XVIe siècle, cet ensemble religieux témoigne de la vie spirituelle et quotidienne de l’Alger ottomane.

La mosquée Sidi M’hamed Chérif se trouve dans le quartier Amar Ali, au cœur du tissu resserré de la Haute Casbah. Son entrée apparaît au croisement de la rue Sidi M’hamed Chérif et de la rue des Frères-Bachara.

À la différence des grandes mosquées monumentales situées près du front de mer, cet édifice appartient à l’échelle intime du quartier. Sa présence se révèle progressivement, au détour des passages étroits, des escaliers et des maisons anciennes.

La mosquée s’est développée à proximité de la zaouïa abritant le tombeau de Sidi M’hamed Chérif. La Direction du tourisme d’Alger situe son édification à l’époque ottomane et indique que le saint y fut enterré en 1541.

Histoire et architecture de d'immeuble

L’origine du monument est étroitement liée à Sidi M’hamed Chérif, personnage religieux dont la mémoire s’est conservée dans la Casbah.

Après sa mort, située selon les sources autour de 1541-1543, son tombeau devint un lieu de recueillement. Une zaouïa puis une mosquée se développèrent autour de ce sanctuaire au cours du XVIe siècle.

L’ensemble appartient ainsi aux premières décennies de la Régence d’Alger, période durant laquelle la ville se transforma et étendit progressivement ses quartiers vers les hauteurs.

Une première étude de restauration est signalée en 2002. Elle concernait notamment la conservation de la mosquée et de sa fontaine décorée. Le cabinet chargé du projet décrit une vasque de pierre disposée devant une paroi de faïences polychromes, protégée par un auvent en bois et des tuiles vertes vernissées. A3D – Restauration de la mosquée Sidi Mohamed Chérif

Le monument a ensuite fait l’objet d’une nouvelle opération de restauration. Le 22 décembre 2025, alors que l’avancement du chantier était estimé à environ 35 %, un effondrement partiel a touché le minaret.

Les autorités ont annoncé la sécurisation du site, l’ouverture d’une enquête technique et leur intention de reconstruire le minaret conformément à son architecture d’origine. Cette situation rappelle la grande fragilité du patrimoine bâti de la Casbah.

La mosquée Sidi M’hamed Chérif ne se distingue pas par des dimensions monumentales. Son intérêt repose au contraire sur son intégration dans le quartier et sur l’association de plusieurs composantes : salle de prière, sanctuaire funéraire, fontaine et minaret.

Son architecture associe des éléments caractéristiques de la tradition mauresque et ottomane d’Alger : murs blanchis, bois travaillé, faïences colorées, couvertures de tuiles et volumes intérieurs organisés autour de petites coupoles.

Quelques marches conduisent à une porte en bois sculpté. La salle de prière, de dimensions modestes, comprend un mihrab décoré de céramiques et des colonnes soutenant les parties couvertes.

La proximité immédiate du mausolée rappelle que le monument s’est développé autour d’un lieu de dévotion préexistant.

Architecture

La mosquée Sidi M’hamed Chérif ne se distingue pas par des dimensions monumentales. Son intérêt repose au contraire sur son intégration dans le quartier et sur l’association de plusieurs composantes : salle de prière, sanctuaire funéraire, fontaine et minaret.

Son architecture associe des éléments caractéristiques de la tradition mauresque et ottomane d’Alger : murs blanchis, bois travaillé, faïences colorées, couvertures de tuiles et volumes intérieurs organisés autour de petites coupoles.

Quelques marches conduisent à une porte en bois sculpté. La salle de prière, de dimensions modestes, comprend un mihrab décoré de céramiques et des colonnes soutenant les parties couvertes.

La proximité immédiate du mausolée rappelle que le monument s’est développé autour d’un lieu de dévotion préexistant.

Conseils de visite

La mosquée Sidi M’hamed Chérif doit actuellement être considérée comme un monument fragile et potentiellement inaccessible en raison du chantier et de l’effondrement survenu en décembre 2025.