Ancien grand magasin de prestige, les Galeries de France abritent aujourd’hui le Musée public national d’Art moderne et contemporain d’Alger. L’édifice constitue l’un des principaux repères culturels et architecturaux de la rue Larbi-Ben-M’Hidi.
Construit au début du XXᵉ siècle par l’architecte Henri Petit, le bâtiment accueillait autrefois les Galeries de France, puis les Galeries algériennes après l’indépendance.
Réhabilité par l’architecte Halim Faidi, il devient en 2007 le MAMA, consacré à l’art moderne et contemporain algérien et international.
Construites vers 1914 par l’architecte Henri Petit, les Galeries de France symbolisent l’essor commercial de la rue d’Isly, actuelle rue Larbi-Ben-M’Hidi. Après l’indépendance, elles deviennent les Galeries algériennes, marquant la réappropriation nationale de cet édifice emblématique.
Fermé à la fin des années 1980, le bâtiment est ensuite réhabilité par l’architecte Halim Faidi pour accueillir le Musée public national d’Art moderne et contemporain d’Alger. Créé officiellement en 2006, le MAMA est inauguré le 1er décembre 2007 et se consacre notamment à l’art moderne, à l’art contemporain, à la photographie et au design.
Architecture :
Les Galeries de France appartiennent au mouvement néo-mauresque développé dans l’Algérie coloniale au début du XXᵉ siècle. Ce style associait les techniques de construction modernes à des formes décoratives empruntées aux architectures d’Algérie, d’Afrique du Nord et du monde islamique.
Son emploi répondait toutefois à une politique coloniale précise. Il s’agissait de donner une apparence locale à des institutions, des administrations et des équipements issus du nouvel ordre urbain européen. Le néo-mauresque ne constitue donc pas la continuation directe de l’architecture traditionnelle algéroise, mais une réinterprétation élaborée par les architectes de la période coloniale.
La façade du bâtiment se distingue notamment par :
Une réappropriation culturelle du bâtiment
La création du MAMA possède une portée qui dépasse la simple transformation fonctionnelle d’un édifice.
Les anciennes Galeries de France étaient un symbole de la ville coloniale, de ses hiérarchies sociales et de ses nouvelles pratiques de consommation. Après avoir été nationalisées et rebaptisées Galeries algériennes, elles sont devenues un musée consacré en priorité à la création artistique algérienne.
Cette succession d’usages résume une partie de l’histoire contemporaine d’Alger :
Le MAMA permet ainsi de comprendre comment un patrimoine hérité de la colonisation peut être réinvesti, transformé et intégré à la vie culturelle algérienne.
Le MAMA est à la fois un musée et un monument historique. Prenez le temps d’observer sa façade avant de découvrir les espaces intérieurs et les expositions.
La programmation et les horaires pouvant varier, vérifiez les conditions d’accès avant votre déplacement.
Une réappropriation culturelle du bâtiment
La création du MAMA possède une portée qui dépasse la simple transformation fonctionnelle d’un édifice.
Les anciennes Galeries de France étaient un symbole de la ville coloniale, de ses hiérarchies sociales et de ses nouvelles pratiques de consommation. Après avoir été nationalisées et rebaptisées Galeries algériennes, elles sont devenues un musée consacré en priorité à la création artistique algérienne.
Cette succession d’usages résume une partie de l’histoire contemporaine d’Alger :
Le MAMA permet ainsi de comprendre comment un patrimoine hérité de la colonisation peut être réinvesti, transformé et intégré à la vie culturelle algérienne.