Ahlam Mosteghanemi

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Repères

Prix et distinctions

Ahlem Mosteghanemi , née le 13 avril 1953 à Tunis dans l’exil (son père étant un militant de l’indépendance algérienne), Ahlem retourne avec sa famille en Algérie au lendemain de l’indépendance, l’intellectuel et humaniste qu’était son père occupe alors des hautes fonctions au premier gouvernement algérien et lance des campagnes d’alphabétisation sur l’ensemble du territoire.
Elle devient célèbre à 17 ans alors encore lycéenne avec l’émission radio quotidienne poétique « Hamassat » (Chuchotements).
En publiant son premier recueil en 1972/1973, Ala marfa al ayam (Au havre des jours), elle se retrouve la première femme à publier un recueil en langue arabe. Il est suivi en 1976 par : Al kitaba fi lahdat ouray (L’écriture dans un moment de nudité). Elle fait alors partie de la première génération qui a étudié en langue arabe, après la politique d’arabisation de l’enseignement imposée dans le pays.
Ahlam est une femme de lettres algérienne de langue arabe, connue pour être la femme écrivain la plus lue dans le monde arabe.

" Quand on perd un amour on écrit un poème, quand on perd une patrie on écrit un roman"

Ahlem Mosteghanemi

Oeuvres

1993
1993

Mémoires de la chair

Hymne à une ville perdue, Constantine, fresque poignante de l’Algérie de ces cinquante dernières années, Mémoires de la chair est d’abord une brûlante histoire d’amour.
Khaled, le narrateur, un ancien moujahid de la guerre d’indépendance, a perdu un bras au combat à l’âge de vingt-cinq ans. Dégoûté de la corruption algérienne, il vit en exil à Paris où, vingt ans plus tard, il est devenu un peintre apprécié. Soudain surgit, à l’occasion du vernissage d’une de ses expositions, Ahlam, la fille de son ancien chef de maquis Si Tahar, mort en action, celle qu’il avait connue bébé et qui est maintenant devenue une jeune fille coquette et séduisante. Le cœur de Khaled s’embrase : Ahlam représente tout à la fois pour lui La Femme, l’Algérie, Constantine la ville bien-aimée qu’il ne cesse de peindre sur ses toiles, et, de manière générale, sa propre jeunesse : un passé douloureux et exaltant, tissé de luttes, de fierté, d’idéal et d’espoir.
De rendez-vous en rendez-vous nourris de confidences réciproques, d’évocations du passé et de débats d’idées (Ahlam écrit des romans pour, dit-elle, « tuer les souvenirs, et se débarrasser des hommes devenus trop encombrants »), un lien se noue peu à peu entre Khaled et la fille de Si Tahar, une sorte d’amitié amoureuse qui reste chaste, au grand désespoir de Kahled. Car Ahlam ne semble prête à s’offrir que pour mieux se dérober. D’abord parce qu’elle a une liaison avec Ziad, un poète palestinien que Khaled révère, ensuite parce que ses parents décident de la marier, à Constantine, à un gros bonnet du régime – incarnation de tout ce que Khaled exècre (l’argent, la corruption, une modernité sale et médiocre.). Il se rendra pourtant à Constantine pour assister à ce mariage – torture et délice mêlés – et la jeune femme lui avouera avec légèreté le lendemain de la cérémonie que finalement, oui, elle l’a aimé… malgré tout. Khaled rentrera seul à Paris pour écrire à son tour ces Mémoires de la chair.

Sélection de quelques couvertures

Ressources bibliographiques

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