Face à la mosquée Ketchaoua, à la limite de la place des Martyrs et de la Basse Casbah, Dar Aziza est l’un des palais historiques les plus remarquables d’Alger. Organisée autour d’un patio central, la demeure conserve des galeries, des colonnes de marbre, des faïences, des plafonds en bois et plusieurs espaces domestiques caractéristiques des grandes résidences algéroises.
Dar Aziza revêt une importance particulière : elle constitue le dernier témoin architectural du vaste ensemble palatial de la Djenina, ancien centre politique et administratif d’Alger. Le monument abrite aujourd’hui le siège de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés.
Le nom du palais est associé à plusieurs récits. Selon la version la plus répandue, Aziza était la fille d’un dey d’Alger. Elle aurait épousé un bey de Constantine et reçu cette demeure comme résidence. Une autre tradition la présente comme la fille d’un caïd ou d’un dignitaire, également mariée à un bey de Constantine. Ces récits appartiennent à la mémoire transmise autour du monument. Ils expliquent son appellation, mais ne permettent pas d’établir avec certitude l’identité de sa première propriétaire. Il convient donc de distinguer l’existence historique du palais de la légende attachée à la princesse Aziza. Le palais qui porte son nom témoigne de son rang et du raffinement de la cour d’Alger à la fin du XVIIIe siècle. Mustapha Pacha fut assassiné en 1805, peu après avoir quitté la mosquée. Cette année-là, Hassan Khaznadji, trésorier du dey Mohamed Ben Othmane, acquit la propriété pour sa fille Khedaoudj. La demeure conserva ensuite son nom. Après 1830, le palais fut occupé par l’administration coloniale et accueillit notamment la première mairie d’Alger. Il fut ensuite affecté à l’artisanat, avant de devenir le Musée national des Arts et Traditions populaires en 1987.
Dar Aziza faisait partie du quartier de Dar es-Soltan, organisé autour de la Djenina. Cet ensemble regroupait le palais du dey, des locaux administratifs, des résidences, des magasins et différents bâtiments associés au gouvernement d’Alger. La Djenina demeura le principal siège du pouvoir jusqu’en 1817, lorsque le dey Ali Khodja transféra sa résidence et le gouvernement dans la Citadelle d’Alger. Après 1830, une grande partie de l’ancien ensemble palatial fut détruite pour permettre l’aménagement de nouvelles rues et de la place du Gouvernement, devenue la place des Martyrs. La Djenina disparut progressivement, notamment après un incendie survenu en 1844 et les démolitions réalisées au milieu du XIXe siècle. Dar Aziza est le principal édifice ayant survécu à ces transformations. Elle permet aujourd’hui d’entrevoir l’organisation et le raffinement de l’ancien quartier du pouvoir. Une autre tradition la présente comme la fille d’un caïd ou d’un dignitaire, également mariée à un bey de Constantine. Ces récits appartiennent à la mémoire transmise autour du monument. Ils expliquent son appellation, mais ne permettent pas d’établir avec certitude l’identité de sa première propriétaire. Il convient donc de distinguer l’existence historique du palais de la légende attachée à la princesse Aziza. Le palais qui porte son nom témoigne de son rang et du raffinement de la cour d’Alger à la fin du XVIIIe siècle. Mustapha Pacha fut assassiné en 1805, peu après avoir quitté la mosquée. Cette année-là, Hassan Khaznadji, trésorier du dey Mohamed Ben Othmane, acquit la propriété pour sa fille Khedaoudj. La demeure conserva ensuite son nom. Après 1830, le palais fut occupé par l’administration coloniale et accueillit notamment la première mairie d’Alger. Il fut ensuite affecté à l’artisanat, avant de devenir le Musée national des Arts et Traditions populaires en 1987.
Dar Aziza faisait partie du quartier de Dar es-Soltan, organisé autour de la Djenina. Cet ensemble regroupait le palais du dey, des locaux administratifs, des résidences, des magasins et différents bâtiments associés au gouvernement d’Alger. La Djenina demeura le principal siège du pouvoir jusqu’en 1817, lorsque le dey Ali Khodja transféra sa résidence et le gouvernement dans la Citadelle d’Alger. Après 1830, une grande partie de l’ancien ensemble palatial fut détruite pour permettre l’aménagement de nouvelles rues et de la place du Gouvernement, devenue la place des Martyrs. La Djenina disparut progressivement, notamment après un incendie survenu en 1844 et les démolitions réalisées au milieu du XIXe siècle. Dar Aziza est le principal édifice ayant survécu à ces transformations. Elle permet aujourd’hui d’entrevoir l’organisation et le raffinement de l’ancien quartier du pouvoir. Une autre tradition la présente comme la fille d’un caïd ou d’un dignitaire, également mariée à un bey de Constantine. Ces récits appartiennent à la mémoire transmise autour du monument. Ils expliquent son appellation, mais ne permettent pas d’établir avec certitude l’identité de sa première propriétaire. Il convient donc de distinguer l’existence historique du palais de la légende attachée à la princesse Aziza. Le palais qui porte son nom témoigne de son rang et du raffinement de la cour d’Alger à la fin du XVIIIe siècle. Mustapha Pacha fut assassiné en 1805, peu après avoir quitté la mosquée. Cette année-là, Hassan Khaznadji, trésorier du dey Mohamed Ben Othmane, acquit la propriété pour sa fille Khedaoudj. La demeure conserva ensuite son nom. Après 1830, le palais fut occupé par l’administration coloniale et accueillit notamment la première mairie d’Alger. Il fut ensuite affecté à l’artisanat, avant de devenir le Musée national des Arts et Traditions populaires en 1987.
Dar Aziza est considérée comme l’un des exemples les plus complets de l’architecture palatiale algéroise. Elle présente les principaux espaces que l’on retrouvait dans les grandes demeures de la médina : passage d’entrée, patio, galeries, pièces de réception, espaces domestiques, hammam et dépendance appelée douira.
L’organisation autour d’une cour intérieure appartient à une tradition architecturale ancienne et profondément enracinée en Afrique du Nord. Elle se retrouve sous différentes formes dans les demeures urbaines d’Alger comme dans des habitats amazighs plus anciens. La période ottomane a prolongé, enrichi et monumentalisé cette organisation locale sans en constituer l’origine.
L’importance de Dar Aziza tient également à sa relation avec la Djenina. Elle n’est pas seulement une demeure historique : elle représente le dernier fragment conservé de l’ancien centre politique d’Alger.
Depuis la rue, la demeure ne révèle qu’une partie de sa richesse. Comme dans les maisons traditionnelles de la Casbah, l’architecture privilégie les espaces intérieurs, protégés des regards et organisés autour du patio. L’entrée conduit à une sqifa, passage assurant une transition entre l’espace public et l’espace privé. Cette disposition empêchait d’apercevoir directement le cœur de la maison depuis la rue. Le patio central apporte lumière et aération. Il dessert les différentes pièces par l’intermédiaire de galeries superposées soutenues par des colonnes de marbre et des arcs. La décoration devient plus élaborée dans les espaces de réception et à l’étage : faïences, stucs sculptés, boiseries, balustrades et plafonds ouvragés témoignent du rang de ses anciens occupants. Le patio forme le cœur de l’édifice. Autour de cet espace lumineux s’organisent des galeries soutenues par des colonnes de marbre, ainsi que les anciennes pièces d’habitation. Les murs sont recouverts de carreaux de faïence aux motifs floraux et géométriques. Les arcs, les balustrades, les encadrements de portes et les plafonds en bois complètent ce décor caractéristique des grandes demeures algéroises.
Le patio, traditionnellement appelé wast ed-dar, constitue le centre du palais. Les pièces du rez-de-chaussée et des étages s’organisent autour de cet espace à ciel ouvert. Il ne s’agissait pas uniquement d’un lieu de circulation. Dans les grandes résidences, le patio était au cœur de la vie quotidienne : on y travaillait, on y recevait certains visiteurs et on y accomplissait différentes activités domestiques. Les galeries qui l’entourent assurent une circulation protégée entre les pièces. Leur succession d’arcs et de colonnes crée l’une des compositions architecturales les plus élégantes du monument.
L’une des pièces les plus remarquables du palais est traditionnellement désignée comme la chambre de la princesse Aziza. Les études architecturales la présentent plus prudemment comme un salon d’honneur. Cette vaste salle se distingue par ses proportions, son plafond en bois décoré de motifs géométriques et son espace couvert d’une coupole en plâtre sculpté. Elle occupait probablement une fonction de réception prestigieuse. Son décor plus élaboré correspond à la hiérarchie des espaces observée dans les grandes demeures algéroises. Il ne s’agissait pas uniquement d’un lieu de circulation. Dans les grandes résidences, le patio était au cœur de la vie quotidienne : on y travaillait, on y recevait certains visiteurs et on y accomplissait différentes activités domestiques. Les galeries qui l’entourent assurent une circulation protégée entre les pièces. Leur succession d’arcs et de colonnes crée l’une des compositions architecturales les plus élégantes du monument.
Dar Aziza conserve plusieurs espaces rarement préservés dans les palais d’Alger. Parmi eux figurent une ancienne cuisine, une buanderie et un hammam privé. Le hammam se compose de plusieurs parties, dont une ancienne chambre chaude couverte d’une coupole. Sa présence rappelle que les grandes demeures possédaient parfois leurs propres installations de bain. Ces espaces étaient alimentés grâce à la présence d’un puits et d’un système hydraulique. Ils permettent de mieux comprendre la vie quotidienne et le fonctionnement matériel du palais, au-delà de ses seules salles d’apparat. Cette vaste salle se distingue par ses proportions, son plafond en bois décoré de motifs géométriques et son espace couvert d’une coupole en plâtre sculpté. Elle occupait probablement une fonction de réception prestigieuse. Son décor plus élaboré correspond à la hiérarchie des espaces observée dans les grandes demeures algéroises. Il ne s’agissait pas uniquement d’un lieu de circulation. Dans les grandes résidences, le patio était au cœur de la vie quotidienne : on y travaillait, on y recevait certains visiteurs et on y accomplissait différentes activités domestiques. Les galeries qui l’entourent assurent une circulation protégée entre les pièces. Leur succession d’arcs et de colonnes crée l’une des compositions architecturales les plus élégantes du monument.
La douira était une petite habitation annexe associée au palais. Elle pouvait servir à loger des invités, des proches, des serviteurs ou des visiteurs de passage tout en préservant l’intimité de la demeure principale. Dar Aziza possédait autrefois une douira plus étendue. Les transformations urbaines réalisées au XIXe siècle ont entraîné la disparition ou la séparation d’une partie de cette dépendance. Les recherches et les campagnes de restauration ont néanmoins permis de mieux comprendre sa relation avec le palais.
Dar Aziza a connu plusieurs interventions de sauvegarde. Un important chantier de restauration fut engagé à partir de 1989 et achevé au début des années 1990.
Ces travaux permirent de consolider l’édifice, de restaurer ses décors et de redécouvrir plusieurs espaces, notamment le hammam et certaines parties domestiques.
Le palais reçut également des travaux de réparation après le séisme de Boumerdès du 21 mai 2003.
Ces restaurations ont contribué à préserver le dernier grand témoin de la Djenina, mais le monument conserve les traces des nombreuses transformations subies depuis le XIXe siècle.
Dar Aziza abrite le siège de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés, établissement chargé de la gestion et de la valorisation de nombreux monuments et sites archéologiques algériens.
Cette fonction administrative peut limiter l’accès aux étages et à certaines salles. Dar Aziza ne doit donc pas être présentée comme un musée disposant d’horaires de visite permanents.
Avant le déplacement, il est recommandé de vérifier si l’entrée du public est autorisée et quelles parties du monument sont accessibles.
L’entrée actuelle donne sur la place Cheikh Ben Badis. Elle résulte en partie des transformations successives du palais et de son environnement urbain.
Le passage d’entrée protège le patio des regards venant de l’extérieur. Il marque la transition entre la rue et l’espace intime de la demeure.
Le patio constitue le cœur architectural et lumineux du palais. Il permet d’observer simultanément les galeries, les arcs, les colonnes et les différentes élévations.
Les galeries reposent sur de fines colonnes de marbre reliées par des arcs. Leur répétition donne au patio son rythme et son élégance.
Les carreaux de céramique associent des motifs végétaux et géométriques. Ils témoignent des échanges artistiques et commerciaux qui reliaient Alger aux autres régions méditerranéennes.
Cette pièce se distingue par son plafond en bois, son décor géométrique et son espace couvert d’une coupole en plâtre.
Le hammam privé est l’un des espaces les plus rares du palais. Il permet de comprendre l’organisation des pièces d’eau dans les grandes demeures algéroises.
Une partie de l’ancien rez-de-chaussée se trouve désormais sous le niveau de la rue. Cette situation témoigne des bouleversements urbains intervenus après 1830.
Depuis le palais, la proximité immédiate de la mosquée Ketchaoua rappelle l’utilisation de Dar Aziza comme résidence épiscopale lorsque la mosquée fut transformée en cathédrale.
La sobriété est ici essentielle. Serkadji ne doit pas devenir une attraction sensationnaliste, mais un espace de transmission historique et de recueillement.
Dar Aziza est l’un des palais les plus précieux de la Basse Casbah. Sa datation exacte demeure incertaine, mais son architecture témoigne du raffinement atteint par les grandes demeures algéroises entre le XVIe et le XVIIe siècle. Son patio, ses galeries, son salon d’honneur, son hammam et ses espaces domestiques permettent de comprendre l’organisation d’une résidence palatiale tournée vers l’intérieur, héritière des traditions architecturales anciennes d’Afrique du Nord. Dernier témoin de la Djenina, Dar Aziza conserve également la mémoire de l’ancien centre politique d’Alger, profondément transformé et en grande partie détruit pendant la période coloniale. Le palais abritant aujourd’hui le siège de l’OGEBC, la possibilité d’une visite intérieure doit être vérifiée avant le déplacement.
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