Prix Berbère Télévision du roman amazigh : les quatre finalistes dévoilés
Prix Berbère Télévision du roman amazigh : les quatre finalistes dévoilés Par Rédaction Cultures Algériennes09…
La sélection finale de la deuxième édition du Prix Berbère Télévision du roman amazigh a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée à la bibliothèque principale de lecture publique Si-Mohand-Oumhand de Tizi Ouzou. Quatre écrivains restent en compétition pour cette distinction consacrée à la création littéraire en tamazight.

La sélection finale de la deuxième édition du Prix Berbère Télévision du roman amazigh a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée à la bibliothèque principale de lecture publique Si-Mohand-Oumhand de Tizi Ouzou. Quatre écrivains restent en compétition pour cette distinction consacrée à la création littéraire en tamazight.
Le jury a retenu Djamel Benaouf pour Akud i tudert, tagnit i tayri, publié aux éditions Imtidad, Fazia Mazouz pour Aygher, paru aux éditions Imal, Sid Ali Cherifi pour Tasrittistesεa et Siham Harikenchikh pour Tighri n Tudert, tous deux édités par Talsa Éditions.
Le nom du lauréat sera annoncé le 12 juillet prochain, au cours d’une cérémonie officielle, a indiqué le commissaire du prix, Takfarinas Naït Chaâbane.
Onze romans en compétition
Cette deuxième édition a enregistré la participation de onze œuvres, contre huit lors de la précédente, soit trois romans supplémentaires. Tous les ouvrages en lice ont été publiés en 2025.
La sélection comprend Ales-iyi-d d’Amar Rabah, Ajaji de Ccix Lyazid, Akud i tudert, tagnit i tayri de Djamel Benaouf, Tili n lmut de Fahim Messaoudene, Aygher de Fazia Mazouz, Ccix n lebqul de Lisa Seklaoui, Agemmaḍ i waktayen de Rachida Takourabt, Tiziri yuker yiḍ de Rachid Oulebsir, Tasrittistesεa de Sid Ali Cherifi, Tighri n tudert de Siham Harikenchikh et Tabrat n tayri de Zahir Meksem.
Initié par Berbère Télévision, ce prix entend encourager l’écriture en tamazight et offrir une plus grande visibilité à la littérature amazighe. Il constitue également un espace de reconnaissance pour les écrivains qui choisissent de créer dans cette langue nationale et officielle.
Un jury issu des milieux littéraire et universitaire
Le jury est composé de cinq personnalités reconnues dans les domaines culturel, littéraire et universitaire : Hacene Halouane, Allaoua Rabehi, Ramdane Achour, Mohand Akli Salhi et Tahar Ould Amar. Ce dernier est notamment lauréat du prix Mohammed-Dib de littérature, dans la catégorie du roman en langue amazighe, pour son œuvre Murdus.
Conformément au règlement du concours, les membres du jury sont désignés pour un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois. Ils auront la responsabilité de départager les quatre romans finalistes en s’appuyant sur plusieurs critères : la valeur littéraire et linguistique du texte, sa cohérence, sa construction thématique, la qualité des dialogues ainsi que la profondeur des personnages et des relations qui les unissent.
Une nouvelle génération d’écrivains
Lors de la conférence de presse, les membres du jury ont particulièrement insisté sur le jeune âge de nombreux participants. Une évolution perçue comme un signe encourageant pour l’avenir de la littérature en tamazight.
Hacene Halouane, maître de conférences au département de français de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, s’est ainsi réjoui de constater que la majorité des auteurs en compétition appartiennent à une nouvelle génération.
Le professeur Mohand Akli Salhi a, pour sa part, relevé une progression par rapport à la première édition, aussi bien dans la qualité des textes que dans la diversité des intrigues. Allaoua Rabehi, enseignant-chercheur à l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa, a également souligné l’amélioration de l’écriture romanesque en tamazight et l’émergence de nouvelles voix.
Ramdane Achour a estimé que la jeunesse des écrivains engagés dans cette édition constituait un motif d’optimisme. De son côté, le romancier et journaliste Tahar Ould Amar a rappelé le rôle déterminant de ce type de concours dans la stimulation de la création littéraire et la promotion de la langue amazighe. « Seule l’écriture peut sauver notre langue », a-t-il affirmé, soulignant que c’est par la production écrite qu’une langue se structure, se développe et se transmet.
À travers cette initiative, Berbère Télévision accompagne une dynamique plus large de valorisation de la création amazighe. Depuis plusieurs années, celle-ci connaît un essor notable, porté à la fois par l’émergence de nouveaux auteurs, le développement de l’édition et une reconnaissance institutionnelle croissante.
Prix Berbère Télévision du roman amazigh : les quatre finalistes dévoilés Par Rédaction Cultures Algériennes09…
[ca_actualites id= »30531″] Actualités -culturelles 8e édition du Prix littéraire Mohammed Dib les lauréats distingués Les…
Actualités -culturelles Prix « Mohamed DIB » 8e édition du Prix littéraire Mohammed Dib: « la short list »…
Le tatouage amaziɣ Quand l’ancien se perpétue en temps moderne La culture amaziɣe est ancrée…
Rites amaziɣs Nuit de l’erreur La coutume veut que, dans certaines tribus, hommes et femmes…
Patrimoine