Accrochée aux pentes de sa colline, la Casbah d’Alger se déploie comme un vaste labyrinthe blanc dominant la Méditerranée. De la Citadelle jusqu’au palais des Raïs, ce parcours dévoile les ruelles sinueuses, les mosquées anciennes et les palais de l’ancienne Alger. Il se poursuit vers la place des Martyrs, avant de rejoindre le front de mer, où la ville s’ouvre sur l’horizon méditerranéen.

Histoire

Avant de commencer le parcours touristique, un retour sur les grandes périodes de son histoire permet de mieux comprendre la richesse de la Casbah. Bien avant la médina actuelle, le site était occupé par Icosium, une cité antique dont des vestiges ont été retrouvés sous Alger, notamment autour de la place des Martyrs.

Au Xe siècle, Bologhine At Ziri, issu de la dynastie amazighe des Zirides, refonda la ville médiévale sur ce site ancien. Nous la désignons ici sous le nom de Dzair At Mazghana. L’origine exacte du mot « Dzair » demeure discutée : son rapprochement avec les îlots du rivage est traditionnellement avancé, tandis qu’une autre hypothèse le relie à Ziri et à la dynastie ziride. Aucune de ces interprétations n’est toutefois définitivement établie.

À partir du XVIe siècle, sous la Régence d’Alger, la médina se développa entre la Citadelle et le port. Palais, mosquées, hammams, fontaines, souks et maisons à patio façonnèrent progressivement son identité. En 1817, la Citadelle devint la résidence du Dey et le siège du pouvoir jusqu’à la prise d’Alger.

La conquête française de 1830 bouleversa profondément la ville. Une partie importante de la Casbah basse, de ses remparts et de ses bâtiments fut détruite ou transformée pour laisser place à la ville coloniale. La Haute Casbah conserva davantage son tissu ancien, mais fut progressivement marginalisée et fragilisée.

Durant la guerre de Libération, la Casbah devint l’un des principaux foyers de la résistance urbaine. La bataille d’Alger, en particulier entre 1956 et 1957, inscrivit durablement ses ruelles et ses habitants dans la mémoire nationale.

Après l’indépendance de 1962, la Casbah demeura un symbole majeur de l’histoire algérienne, tout en étant confrontée à la dégradation de son patrimoine. Son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992 consacra sa valeur exceptionnelle.

Le parcours qui suit permet de lire toutes ces strates historiques : Icosium antique, Dzair At Mazghana médiévale, capitale de la Régence, ville transformée par la colonisation, haut lieu de la Révolution et patrimoine vivant de l’Algérie contemporaine.

L’architecture de la Casbah d’Alger : un patrimoine entre tradition et mémoire

La Casbah d’Alger est l’un des ensembles urbains historiques les plus remarquables du bassin méditerranéen. Construite sur les hauteurs qui dominent la baie d’Alger, elle se caractérise par un tissu urbain dense, composé de ruelles étroites, d’escaliers, de passages voûtés et de maisons imbriquées les unes dans les autres. Cette organisation s’est adaptée à la pente naturelle du site tout en favorisant la proximité et la solidarité entre les habitants.

L’architecture de la Casbah repose principalement sur la maison traditionnelle organisée autour d’un patio central appelé wast ed-dar, ou « milieu de la maison ». Cet espace intérieur permet d’apporter de la lumière, de l’air et de la fraîcheur aux différentes pièces. Contrairement aux façades souvent sobres et peu ouvertes sur la rue, la vie familiale s’organise autour de cet espace central, garantissant l’intimité des habitants.

Les maisons de la Casbah sont généralement construites avec des matériaux locaux tels que la pierre, la brique, la terre, la chaux et le bois. Les murs épais contribuent à maintenir une température agréable à l’intérieur, notamment pendant les fortes chaleurs estivales. Les terrasses, souvent accessibles depuis les étages, jouent également un rôle important dans la vie quotidienne et offrent de magnifiques points de vue sur la mer et la ville.

Le décor architectural occupe une place essentielle dans ces demeures. Les arcs, les colonnes, les portes en bois sculpté, les carreaux de faïence, les plafonds décorés et les éléments en plâtre témoignent de la richesse des influences arabo-musulmanes, ottomanes, andalouses et méditerranéennes. Les palais, les mosquées, les hammams, les fontaines et les souks complètent cet ensemble architectural et révèlent la diversité des fonctions qui structuraient autrefois la médina.

La Casbah n’est donc pas seulement un ensemble de bâtiments anciens : elle constitue un véritable mode d’habiter. Son architecture exprime une relation particulière entre l’espace privé et l’espace collectif, entre la maison et le quartier, entre la ville et son environnement naturel. Les ruelles sinueuses, les escaliers et les passages couverts créent une atmosphère unique, où chaque détour révèle une porte ancienne, une façade blanche ou un détail décoratif.

Inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992, la Casbah d’Alger est reconnue pour son influence sur l’architecture et l’urbanisme du Maghreb, de l’Andalousie et de l’Afrique subsaharienne. Malgré les transformations, les séismes et les dégradations qu’elle a connus, elle conserve une grande partie de son authenticité. La sauvegarde de ce patrimoine nécessite aujourd’hui la restauration des maisons, la transmission des savoir-faire traditionnels et la participation des habitants.

À travers ses formes, ses matériaux et son organisation, l’architecture de la Casbah raconte ainsi l’histoire d’Alger. Elle demeure un témoignage vivant de la culture algérienne et un symbole de la mémoire collective de la ville. (whc.unesco.org)

Conseils de visite

La Casbah ne doit pas être visitée comme une simple collection de monuments. Elle forme un ensemble urbain vivant, façonné par le relief, les usages quotidiens et plusieurs siècles d’histoire.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, elle conserve une structure traditionnelle faite de maisons, de palais, de mosquées, de hammams, de passages et d’anciens espaces commerçants. L’UNESCO la considère comme un exemple remarquable de ville historique nord africaine, adaptée à un terrain fortement incliné et ouverte sur la Méditerranée. Présentation de la Casbah par l’UNESCO

Le parcours suit une logique simple : commencer au sommet pour comprendre l’organisation de la ville ancienne, puis descendre vers son cœur politique, religieux et commercial avant d’atteindre le rivage.

 

 

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Circuit 1

La Haute Casbah

09:00 – 18:00
Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Maison du Millénaire à Alger

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

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Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Mosquée Sidi Ramdane à Alger

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Mosquée Sidi Abderrahmane

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

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Circuit 2

Basse Casbah

09:00 – 18:00
Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

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Circuit 3

Casbah maritime

09:00 – 18:00
Monument

Grande Mosquée El Djedid

Monument

Casbah d'Alger, Bab Jdid/ La Haute Casbah, Casbah, Daïra Bab El Oued, Alger, 16000, Algérie

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